RFI Musique : Quelques jours avant la sortie de votre nouvel album, le ministre de la Communication de la République du Congo a décidé d'interdire la diffusion des chansons comportant des dédicaces aux autorités du pays. Que pensez-vous d'une telle mesure ? Fally Ipupa : Je ne dirais pas que c'est une mauvaise mesure mais je pense que les gens n'ont pas bien compris ce que le ministre voulait dire. J'ai parlé directement avec lui et il m'a expliqué que les dédicaces de ce genre ne doivent pas être abusives. Si on veut faire des chansons pour les autorités, il faut que ce soit pendant les campagnes électorales. Sinon, ça ne passera pas à la télé nationale. Mais comme il y a au moins quarante chaines de télé privées... Moi, je ne suis pas concerné par cette loi parce que je n'ai pas abusé, je fais juste honneur aux autorités.
Cette pratique, le libanga, n'a-t-elle pas transformé les artistes congolais en panneaux publicitaires ambulants. Dans certaines chansons, il y a parfois plus de 50 noms cités...
Toutes les dédicaces ne se sont pas payées, seules certaines le sont. En fait, ça fait partie de la musique congolaise et c'est notre manière à nous de faire de la publicité. S'il faut faire de la pub pour quelque chose en France, c'est payant. Et ça coute plus cher qu'au Congo ! La seule chose qui compte, c'est que ça ne doit pas tuer les chansons. Toutes les dédicaces ne se sont pas payées, seules certaines le sont. En fait, ça fait partie de la musique congolaise et c'est notre manière à nous de faire de la publicité. S'il faut faire de la pub pour quelque chose en France, c'est payant. Et ça coute plus cher qu'au Congo ! La seule chose qui compte, c'est que ça ne doit pas tuer les chansons.
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